A la rencontre de l’Outdoor Sport Valley

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Salomon, Picture Organic Clothing, Patagonia, Scott… Autant de marques que vous connaissez sûrement en tant que pratiquant de sports outdoor. Mais saviez-vous qu’elles étaient membres de l’Outdoor Sports Valley ?

Logo OSV

Situé en plein cœur des Alpes, l’Outdoor Sport Valley est une association de chefs d’entreprise regroupant plus de 180 entreprises issues de l’industrie des sports de montagne. Labellisée « grappe d’entreprises » en 2011, elle offre un environnement économique favorable au développement des entreprises de l’outdoor.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de l’Outdoor Sport Valley, Mickaël est allé à la rencontre de Pascal Aymar, Vice-président d’OSV en charge des projets de Ecréation d’entreprise et de Rémi Forsans, Directeur exécutif d’OSV.

Quel est votre parcours professionnel ?

Rémi Forsans

Rémi Forsans : Je suis issu d’une formation en école de commerce. A la fin de cette formation, j’ai créé ma propre entreprise dans la distribution d’articles de sports. Par la suite, j’ai évolué dans l’univers des sports outdoor, notamment comme conseiller pour des marques internationales telles que Nike, Quiksilver, Ripcurl…

Pascal Aymar

Pascal Aymar : J’ai également fait une école de management. Ensuite, j’ai évolué notamment dans l’industrie du sport pour des marques comme Scott, Adidas, Reebok ou encore Salomon. Aujourd’hui, je suis impliqué dans le projet OSV en tant que responsable des projets de création d’entreprise et je suis également en charge de l’Unité Sport de l’Ecole de Management de Lyon.

Pourriez-vous brièvement expliquer le concept et les objectifs d’OSV ?

L’Outdoor Sport Valley représente à la fois une région et un pôle d’industries dédié aux sports outdoor. Elle prend la forme d’une association qui a été créée en 2009. Sa particularité réside dans le fait qu’elle est dirigée par des chefs d’entreprises. A ce titre, nous bénéficions d’une véritable indépendance dans notre stratégie. Nos membres profitent également des compétences de nos chefs d’entreprises qui ont des années d’expériences derrière eux.

En ce qui concerne ses objectifs, OSV s’est fixé plusieurs missions. Elle souhaite aider ses membres en offrant tout une gamme de services ainsi que les compétences humaines utiles à leur développement. Il y a aussi une préoccupation sur les sujets concernant le développement durable. Nous voulons aider les porteurs de projet à développer leurs entreprises dans notre région.

Depuis combien de temps faites-vous partie du projet OSV ? Et comment en êtes-vous arrivé là ?  

Nous sommes présents depuis le début du projet, c’est-à-dire en 2009. En association avec d’autres chefs d’entreprise, nous voulions fédérer les nombreuses entreprises du sport outdoor en profitant des synergies des unes et des autres. Il y avait également une véritable volonté de mettre à profit les expériences de nos chefs d’entreprises pour faire émerger de nouvelles innovations, de nouveaux projets, de nouvelles entreprises.

view contentLe comité de pilotage OSV

En région Rhône Alpes, on connaît aussi le Cluster Montagne et SportAltec. En quoi OSV se différentie-t-il de ces deux pôles ?

L’Outdoor Sport Valley représente l’industrie des sports outdoor montagne au sens d’un équipementier montagne tandis que le Cluster Montagne s’occupe de l’aménagement des stations et SportAltec de l’accompagnement du processus d’innovation, notamment dans l’industrie outdoor. Malgré des approches différentes, nous travaillons en complète collaboration sur certains projets d’innovation ou de développement à l’international. Cela se traduit notamment par une participation d’OSV dans le conseil d’administration de SportAltec et du Cluster Montagne.

L’expérience des membres d’OSV offre un environnement idéal pour l’innovation. Comment soutenez-vous concrètement les porteurs de projets de la région ?

Pour mieux comprendre notre implication dans l’accompagnement des entreprises, prenons l’exemple de Picture Organic Clothing, une marque de vêtements de sports de glisse créée en 2008. Suite à un appel à candidature, nous avons retenu cette marque qui voulait créer des vêtements de ski design et respectueux de l’environnement. En s’implantant dans notre région, la marque a pu bénéficier à la fois de l’écosystème d’OSV, c’est-à-dire : une aide à l’implantation en provenance des collectivités territoriales, une mutualisation des achats… Mais aussi de toute l’expérience des chefs d’entreprise qui accompagnent et conseillent des entreprises comme Picture sur le long terme. Ainsi aujourd’hui, l’équipementier Picture bénéficie d’une présence dans toute l’Europe ainsi qu’aux Etats-Unis et a remporté pas moins de 3 distinctions sur les deux dernières années aux ISPO Munich Awards.

Où en est le projet d’incubateur annoncé pour l’horizon 2015 ?

Il est d’actualité. Nous travaillons encore sur le projet pour le rendre opérationnel au deuxième semestre 2015.  Le but est d’offrir à chaque porteur de projet les conditions nécessaires au développement de son entreprise. Au sein de nos deux pépinières sport (l’une en Haute Savoie et l’autre en Savoie), les porteurs de projet auront accès à des ressources financières et bénéficieront aussi de l’expérience de chefs d’entreprise. Nous espérons ainsi densifier le tissu d’entreprises de l’industrie outdoor et faire émerger de nouvelles entreprises.

On a beaucoup parlé de votre soutien aux entreprises. Mais qu’en est-il du grand public ? Quelle est votre stratégie pour les attirer vers les marques membres d’OSV ?

Pour attirer le grand public, nous misons sur la promotion de la pratique sportive au sein de notre région. Cela passe notamment par des événements sportifs. Nous avons également créé récemment une plateforme web dédiée aux sports outdoor. Au travers de 5 univers (montagne été, montagne hiver, eau, air et urbain), elle répertorie tous les lieux de pratiques. L’autre particularité du portail est qu’il est participatif c’est-à-dire que n’importe qui peut faire profiter de ses bons plans en postant un sport, un événement, une association sur le site.

On a remarqué la présence d’OSV à ISPO Munich cette année, cela traduit-il une volonté de s’internationaliser ?

Il est vrai qu’OSV a une stratégie « glocale » en matière de développement international. Il y a une volonté de promouvoir le savoir faire local en matière d’outdoor au-delà de nos frontières. OSV veut faire grandir ses membres en leur offrant toutes les conditions nécessaires à leur développement. Comme vous le soulignez, cela se traduit par une présence à des évènements tels qu’ISPO Munich. OSV donne une certaine légitimité à ses membres. Lors d’ISPO Munich, notre réseau nous a permis de développer tout un camp français autour de 39 marques de l’outdoor français. Nous collaborons également avec d’autres pôles outdoor comme l’Outdoor Industry Association aux Etats-Unis ou la Fachgruppe Outdoor en Allemagne. Enfin, la concentration d’entreprises dans le bassin rhônalpin facilite l’implantation de marques étrangères intéressées par notre savoir-faire mais aussi par la qualité de vie qu’offre la région.

19 entreprises du Cluster Montagne ont été sollicitées pour l’aménagement des Jeux de Sotchi. Quelles retombées ont été obtenues par les entreprises d’OSV ?

Concrètement, il n’y avait pas de présence de la marque OSV sur les Jeux de Sotchi. Mais la marque était présente par l’intermédiaire des sportifs de haut niveau qui utilisent du matériel fabriqué par des entreprises adhérentes à OSV. Par exemple, l’américain Sage Kostenburg médaille d’or en snowboard slopestyle concourait avec une planche APO (membre d’OSV).

Enfin, dernière question, quels sont les objectifs d’OSV pour les 5 prochaines années ?

L’objectif principal reste le développement du projet d’incubateur-développeur dont nous avons parlé précédemment. Après avoir développé un environnement favorable aux entreprises, il est la suite logique du projet OSV. En parallèle, nous souhaitons continuer à développer nos formations pour répondre aux besoins des entreprises. Enfin, l’innovation notamment sur les thématiques de développement durable reste une priorité. Cela se concrétise par des projets comme le centre de réparation mutualisé qui permettra à terme de réparer les produits en peu de temps tout en réduisant l’impact carbone.

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